La Maker Faire UK accueille la Paillasse
Thomas Landrain, fondateur de la Paillasse, premier biohackspace français, était présent à la Maker Faire UK de Newcastle qui a eu lieu les 27 et 28 avril dernier.

Cette Maker Faire accueillait pour la première fois des bio-hackers. Parmi eux, Thomas, venu présenter les projets de la Paillasse. Thomas a également eu la chance de rencontrer un des « pères » de l’ADN, James Watson :) Il revient sur les moments forts de l’événement avec Charlène.
Space Apps Challenge Paris : les temps forts
Le weekend du 20-21 avril 2013, la Cantine a accueilli la version parisienne du ”Space Apps Challenge”, un hackathon international piloté par la NASA. En 48h, 8 équipes ont imaginé des projets - plus audacieux les uns que les autres - préfigurant de nouvelles manières de vivre l’exploration spatiale au XXIe siècle.

1. Lancement au Camping
Une trentaine de participants se sont rassemblés le vendredi 19 avril au Camping pour développer les idées évoquées lors du Space Meetup (15 jours avant).
2. Voyage à travers le weekend
Le weekend a vu naître des projets très audacieux et a attiré l’attention. Le Vinvinteur est ainsi venu à la Cantine tourner son émission du 5 mai sur l’espace, interviewant Michel Viso du CNES (mentor de l’événement).
3. Restitution à la Cantine
Le dimanche soir, une quarantaine de personnes sont venues découvrir la présentation des huit prototypes (applications, visualisations, etc.).
Illustration : Nicolas Loubet (Twitter).
Langevinium, le Hacklab ambitieux de l’ESPCI
En 2012, un groupe d’étudiants de l’ESPCI s’est réuni en association pour créer Langevinium, un Hacklab pour favoriser les étudiants à concrétiser leurs idées. Clio a rencontré son président Aurélien Baelde ainsi que Ronan James, de l’ESPGG, avec qui le Hacklab a réalisé son premier projet.

Le Hacklab de l’ESPCI, qu’est-ce que c’est ?
Peux-tu revenir sur les projets mentionnés ?
Le projet EEG (pour Electron-EncéphaloGraphie) a été mis en place avec l’aide de l’ESPGG (Espace Pierre Gilles de Gennes) pour la Nuit des Chercheurs le 28 septembre 2012.
Le projet Que la force soit avec toi, ou “dessinons ce que vous avez dans la tête”, avec l’école Boulle est présenté les 11, 12 et 13 avril dans le cadre de l’inauguration de la nouvelle école Boulle.
Pour le projet Harpe Laser, l’idée est de construire à moindre cout une harpe laser sur le modèle de celle de Jean-Michel Jarre. C’est un dispositif qui émet une dizaine de faisceaux laser à la verticale. Le musicien coupe un faisceau et produit alors une note.
Le projet Supra est un projet en collaboration avec le Fond de l’ESPCI Georges Charpak et le laboratoire de physique quantique LPEM de l’école. Il s’agit de créer un train supraconducteur lévitant sur des rails aimantés.
Concrètement, on construit une piste avec des aimants permanents très puissants disposés de manière particulière. Une locomotive (qui est en fait une cuve) contenant une pastille supraconductrice refroidie à l’azote liquide est ensuite mise en lévitation par les rails magnétiques. En plus, la piste peut être retournée pour montrer que le train lévite aussi la tête en bas (il est piégé par les lignes de champ magnétique donc ne tombe pas).
Nous avons aussi le projet de construire notre propre imprimante 3D, type RepRap.
Quelle différence entre le Hacklab et un Fab Lab ?
Le Hacklab n’a pas souscrit à la charte des Fab Labs. Cela nous permet de rester libres dans notre manière de fonctionner. De fait, nous ne sommes pas ouverts à tous, car nous sommes au sein d’une Ecole, même si nous sommes très ouverts. Par ailleurs, nous n’avons pas le même business model : lorsque dans un Fab Lab on doit payer pour financer ses propres projets, le Hacklab fonctionne par mécénat. Il choisit de valoriser certains projets intelligents grâce aux financements qu’il reçoit.
Pourquoi l’ESPGG soutient le Hacklab de l’ESPCI ?
» Illustration :Guillaume Durey (©)
L’Odyssée du Space Apps : ça complote à la Cantine
Mercredi 3 avril se tenait le 1er “Space Meetup” à La Cantine (Paris) pour présenter et préparer le Space Apps Challenge lancé par la NASA, qui se tiendra les 19, 20 et 21 avril prochains.

Pour la deuxième édition de ce “hackathon”, la NASA a retenu La Cantine parmi plusieurs lieux dans le monde pour proposer aux codeurs, designers et amateurs d’espace de relever - avec le CNES - 50 challenges regroupés en 4 thèmes : hardware, software, data viz et science citoyenne. Les inscriptions sont toujours ouvertes :-)
Une première réflexion autour des thèmes a eu lieu en compagnie de quatre mentors : Benoit Parsy pour le hardware, Aurélien Fache (FaberNovel) pour le software, Francois Prosper (We Do Data) pour la data viz, Rayna Stamboliyska (CRI), pour la science citoyenne.
» Illustration : International Space Apps Challenge
Les jeunes qui font avancer la recherche contre le sida
Alors que la campagne Sidaction aura lieu les 5, 6 et 7 avril prochain, Charlène a été invitée pour Knowtex à échanger avec trois jeunes chercheurs sur le VIH, lors d’une émission en direct. L’occasion d’aborder la recherche, mais également de discuter de la perception du VIH en France, plus de 30 ans après sa découverte.

Cette émission a réuni d’un côté, Isabelle Clerc, postdoctorante à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier, Sylvain Thierry, postdoctorant au laboratoire de biologie et de pharmacologie à l’ENS de Cachan, et Caroline Izambert doctorante en histoire au Centre de recherches historiques à l’EHESS. En face et pour poser des questions, trois blogueurs étaient présents dont Charlène ainsi que William Réjault et Fadhila Brahimi.
Bilan des échanges
Il est apparu, au fil de la discussion, que la séropositivité reste encore très stigmatisée. Si aujourd’hui, les traitements permettent de contrôler l’évolution du virus et d’avoir une vie « normale » (un emploi, une famille …), le regard de la société ne reflète pas toujours la réalité de la maladie.
Par ailleurs, le sentiment général est une baisse de communication sur le VIH ces dernières années. Les messages préventifs sur l’utilisation du préservatif se font plus rares, et très peu de médecins proposent à leur patient un dépistage du VIH lors d’une prise de sang. Pourtant, le virus est toujours présent. Caroline Izambert souligne d’ailleurs « un lien entre ce déficit d’informations et les comportements à risque ».
Les échanges ont également permis de faire le point sur les traitements. Malgré les avancées considérables de la recherche, il n’existe à ce jour aucun moyen de guérir du SIDA. D’où l’importance de continuer de véhiculer des messages préventifs et d’inciter au dépistage, d’autant plus qu’un traitement précoce sera plus efficace.
Pour revoir l’émission
Pour aller plus loin :
- Le site de Sidaction
- La campagne 2013
